Une cigarette électronique ego

Le fonctionnement d’une e-cigarette pour les vapoteurs débutants

Une cigarette électroniqueLucky Luke, le célèbre cow-boy de bande dessinées qui dégaine plus vite que son ombre, a remplacé un beau jour sa cigarette roulée par un brin d’herbe… Si, pour bon nombre de ses lecteurs, ce personnage y a malheureusement perdu de son folklore, l’influence qu’il pouvait exercer sur les jeunes s’est vu améliorée en terme d’exemplarité.

Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui l’imitent en remplaçant le tabac, non par un brin d’herbe, mais par le phénomène de société grandissant qu’est la cigarette électronique.

Ils rejoignent la communauté des vapoteurs, convaincu des avantages qu’elle peut avoir, mais souvent un peu désemparés devant la complexité de cet instrument – révolutionnaire, s’il en est ! Avec la e-cigarette, santé ne rime pas forcément avec simplicité. Là où il fallait un peu de tabac brisé, une simple feuille, une allumette, et parfois un peu d’habileté pour rouler la cigarette, il faut désormais des compétences dignes d’un diplôme en électronique pour en appréhender le fonctionnement…

Que le débutant réfractaire se rassure : il existe des kits très bien faits qui vous permettront de vapoter et d’épargner vos poumons sans avoir besoin de vous inscrire à des cours du soir. Mais l’envie de s’en émanciper risque de prendre le dessus très vite, pour des raisons tant qualitatives que gustatives. Vapoter s’avère être un plaisir tout aussi intimement personnel que fumer et le choix du matériel nécessite autant  de soin que choisir une pipe ou un papier à cigarette spécifique. Un guide complet pour débuter est disponible.

C’est à ce moment-là qu’il va falloir se pencher sérieusement sur son fonctionnement.

Au fond, cet appareil n’est pas aussi compliqué qu’il n’y paraît. Son fonctionnement requiert un liquide (appelé e-liquide) qui, une fois chauffé, se transforme en vapeur imitant la fumée du tabac. Une résistance provoque le réchauffement du liquide, elle-même alimenté par une batterie.

L’étui se décompose donc en trois parties distinctes : la cartouche est le réservoir qui contient l’e-liquide ; La résistance se trouve dans l’atomiseur ; et enfin la batterie.

Examinons ces éléments un par un :

La cartouche peut comporter un filtre ou non. Dans le premier cas, elle doit être remplacée une fois à sec. Dans le second, il faut procéder à son remplissage à l’aide d’un flacon d’e-liquide, dont le goût peut se choisir parmi la gamme des nombreux arômes existants. Il suffit alors de la nettoyer à l’aide d’une eau chaude et savonneuse, et de la rincer avant de la remplir à nouveau. Sa contenance peut varier de 0,5 à 7 ml.

La cartouche est reliée à l’atomiseur par un pas-de-vis, ou directement insérée à l’intérieur. L’e-liquide s’écoule jusqu’à la résistance grâce à une mèche et se transforme en vapeur à son contact. Une température de 60° est suffisante pour créer cette évaporation.

La cartouche et l’atomiseur peuvent constituer un ensemble, appelé dans ce cas cartomiseur, nom contractant les deux autres.

L’atomiseur/cartomiseur a une durée de vie variant, en fonction de sa qualité et de la fréquence d’inhalation, entre 7 jours et deux mois. Mais un bon nettoyage peut la prolonger. Le nettoyage consiste à souffler dedans, pour évacuer le liquide restant. Ce qui peut se faire à sec, ou après l’avoir trempé dans de l’eau chaude. La deuxième méthode est plus efficace mais demande un temps de séchage pouvant aller jusqu’à 48h.

La batterie, quant à elle, nécessite un chargeur qui offre la possibilité de se brancher via une prise USB, ou une prise classique de secteur. Le temps de charge est assez rapide et tourne autour de deux heures. Cependant, il est préférable de posséder deux batteries, car elle est inutilisable pendant ce temps. Sa durée de vie peut s’estimer à 300 charges complètes en moyenne.

Ces différentes parties s’imbriquent ou se vissent les unes dans les autres pour former un ensemble compact. Il permet un vapotage dont le plaisir est aussi addictif que celui de fumer une cigarette, sans en avoir la nocivité.

Le e-liquide qui alimente la cigarette électronique :

Tout aussi important que le contenant, voire plus puisqu’il est la raison d’être de tout cet assemblage, le contenu réclame un peu d’attention également. Cet e-liquide, composé de Propylène Glycol, de Glycérine Végétale, ou d’un panachage des deux, est agrémenté d’arômes imitant évidemment les saveurs du tabac, mais aussi des fruits, des boissons, des menthes…

Le dosage de nicotine qu’il contient peut aller de 0 à 20 mg (en france), voire même 36 mg dans d’autres pays. Une personne fumant modérément ou amateur d’ultra-légère s’orientera vers un dosage 0/6 mg. Un fumeur de brunes choisira plutôt le dosage 18, 20 mg… Le fumeur de blondes optera pour l’alternative entre ces deux extrêmes.

Tous, en tout cas, testeront avantageusement les nombreuses saveurs qui s’offrent désormais à eux à travers cette nouvelle façon de fumer.

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